Sorti de l’École nationale de l’humour en 1995, Mike Ward s’est démarqué grâce à un humour cru que personne n’ose toucher comme lui. Il réussit à garder sa couleur malgré toutes les controverses qu’il touche.
Il se fait reconnaître en 2002 en gagnant le Victor de Révélation de l’année au gala Juste pour rire. La même année, il gagne le Nez d’or au gala du Grand rire bleu pour Découverte de l’année. En 2002, on a pu commencer à voir Mike Ward comme un humoriste très bien établi dans le monde de l’humour québécois.
Au fil des ans, il continue d’amasser les prix et les animations à des galas au travers de la province, autant grâce à son humour, mais aussi avec l’appui de tous les humoristes pour se combattre pour la liberté d’expression.
En avril 2015, le Bordel Comédie club ouvre ses portes, et ce sont six propriétaires de la communauté humoristique québécoise qui mettent au monde cet incontournable dans le monde de l’humour: Louis-José Houde, Laurent Paquin, Charles Deschamps, Martin Petit, François Bellefeuille et Mike Ward. Grâce à eux, l’humour québécois est passé à un pas de plus, donnant accès à des vrais fans d’humour, et non seulement les fans qui veulent aller voir un spectacle au théâtre St-Denis aux cinq ans, de Martin Matte ou Claudine Mercier.
C’est aussi au Bordel que Mike Ward relance son projet de podcast, qu’il a lancé sur Youtube en diffusant des conversations sur Skype avec d’autres humoristes. Au Bordel, il change la recette: les discussions sont directement devant le public avec de vraies discussions d’arrière-scène, que le public n’a pas accès habituellement. Ce podcast a gagné, jusqu’à aujourd’hui, trois Oliviers, deux fois pour podcast de l’année, et une fois en tant que série web de l’année.
En 2016, Mike Ward va en cour pour une blague sur le Petit Jérémy, qui réclame 80 000$ de dédommagement. Le demandant gagne finalement 35 000$, et 7000$ pour sa mère pas très contente. Mike Ward refuse de donner le montant demandé et, encore aujourd’hui, il défend sa cause, non pas pour l’argent, mais surtout pour le bien de l’humour mondial, qui deviendrait hyper fragile s’il perd sa cause. La même année, une autre controverse sort où il se fait refuser huit essais d’un numéro de présentation d’un prix à cause de la censure. Il ne se présente pas aux Oliviers cette année-là, mais le reste de la communauté était là, pour lui. Toute la soirée, les remerciements se font avec une touche amère envers le gala, et, pour clouer la soirée, Mike Ward remporte l’Olivier d’humoriste de l’année avec tous les humoristes qui sont montés sur scène pour accepter le prix pour lui, avec un X rouge sur la bouche pour dénoncer la censure.
Aujourd’hui, Mike Ward est en tournée de son cinquième spectacle Noir. Si certains pensaient, ou encore souhaitaient, que Mike Ward se calmerait, détrompez-vous. L’humoriste garde son côté cru et croit que ce spectacle est meilleur que ses précédents. Pas plus grand public, mais bien meilleur. Petite parenthèse avant de boucler la boucle sur Mike Ward. Comme j’ai dit au début, ce site est SUBJECTIF. Donc je vais me permettre de vous dire à quel point j’ai du respect pour cet humoriste. Il défend ses causes avec cœur, par amour de la profession qu’il exerce. On ne peut pas manquer de respect à cet homme, qu’on appuie ses blagues ou non. Donc les matantes qui ne sont pas d’accord, retournez voir Sylvain Cossette et ne venez pas déranger ceux qui veulent apprécier de l’humour de qualité.
Pour plus de détails sur le podcast Sous écoute et les autres podcasts de l’humoriste, rendez-vous au podcastalexandre.wordpress.com .